bio

« Je rêve mon tableau, et ensuite, je peints mon rêve » écrivait Van Gogh… Cette phrase vient à l’esprit quand on écoute les albums de Butch Mc Koy à savoir The Sick Rose (2020), Heart Ink Black (2016) ou Welcome Home (2009)…

… car à écouter la voix tantôt profonde, tantôt éthérée, et les accords tantôt folk et dépouillés, tantôt rock quasi psyché ou bluesy de ce projet né en 1998 qui convoque autant  Nick Cave que Six Organs of Admittance et Pink Floyd (Welcome Home), Woven Hand (Heart Ink Black), que les grands espaces américains et la poésie de William Blake (The Sick Rose), on a l’impression d’un songe changeant, mis en musique. Un véritable trip nourri de vingt ans d’expérience scénique et studio (Butch – l’artiste – comptabilise une quinzaine d’enregistrements depuis 2001 avec I Love UFO – en activité depuis avril 2000 –, White Heat depuis 2016, UFO Drones depuis 2012 ou enfin sous le nom Butch McKoy)… 

… mais aussi plus de mille concerts donnés avec des line-up différents, dont de grosses scènes comme les Eurockéennes, Rock en Seine, le BBK Bilbao, Dour, l’Angleterre… Sur les planches ? Qu’il opère en solo ou en duo (avec Lionel Naudon de Lab° depuis 2015), Butch approche la scène comme un amplificateur des compositions des disques : l’évasion, les tensions, l’amertume, la rage, la mélancolie, l’espérance se retrouvent accentuées pour un ressenti cathartique du côté du spectateur.

Car Butch souscrit à cette conception chère à Léonard Cohen qu’il faudrait voir les concerts et même les morceaux comme des entités dotées chacune de leur énergie et leur puissance émotionnelle à elles. Mais tout ceci avec une bienveillance jamais démentie, même dans la noirceur (« Chaque fois que je touche le fond du désespoir, je me mets à sourire » disait Leonard Cohen, encore lui…).

Leur charge méditative aussi, puisque la musique de Butch Mc Koy, faite de guitare, de violoncelle, de banjo, d’harmonica, de tambours chamaniques et de machines, n’est pas sans inviter à la transe… Interrogé sur ses croyances, il précise d’ailleurs qu’une certaine forme de spiritualité – une foi en une transcendance et une finalité –, lui est venue avec les années.

Et puisqu’on parlait de catharsis juste avant, sachez que notre ami n’est pas étranger au théâtre puisqu’il a composé et interprété pour David Bobée les musiques de plusieurs spectacles dont Lucrèce Borgia de Victor Hugo (avec Béatrice Dalle) et Peer Gynt de Henrik Ibsen (près de cinq heures de musique !), avant de travailler pour Radouan Leflahi sur Le Partage de Midi de Claudel, pour le chorégraphe Pierre Bolo dans le cadre du solo de danse Slide, pour la compagnie de cirque El Nucleo (leur spectacle Somos) ou encore le théâtre de marionnettes avec la Compagnie Daru-Thémpô. On l’aura vu également composer la musique du court-métrage Une Charogne de Renaud de Foville avec Béatrice Dalle et Virginie Despentes, avec une approche très axée sur l’improvisation puisque – quel que soit le cadre ou le projet – Butch a fait de la composition spontanée un modus operandi quasi systématique, avec un fort attrait pour les longues pièces instrumentales et/ou cinématographiques. Autodidacte, le musicien s’est avant tout nourri de la musique des autres : de l’œuvre de Nick Cave (une révélation pour lui : suite au visionnage d’un documentaire sur l’artiste, Butch court s’acheter les Mutiny Sessions de The Birthday Party et From her To Eternity des Bad Seeds et se mettra à explorer et suivre consciencieusement les pérégrinations de l’Australien), comme du travail de Neil Young, de la guitare créative de Thurston Moore, de la noirceur sépulcrale des Swans (avec The Great Annihilator comme disque de chevet), en passant par les Spacemen 3 comme le metal de Slayer ou Rigor Mortis autant que le post-rock de Godspeed You! Black Emperor ou encore le blues de John Lee Hooker voire le boogie… Et de la même façon que le rêve recompose la réalité à laquelle il puise, en mélangeant allègrement ses éléments, notre peintre a transformé les prédilections précitées en palette musicale, pour un rendu tantôt bleu irisé (Welcome Home), tantôt sombre (Heart Ink Black) et tantôt fauve voire doré (The Sick Rose). Bienvenue chez lui…

 

Butch_McKoy_by_Eyad_Obeid_2010
10
years
8
albums
325
gigs
1to3
members
butch mckoy

solo & duet & trio

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butch Mckoy

Guitar / Vocal / Noise

lionel naudon

Bass / Guitar / Organ

Julien GB

Keyboards / Sound Engineer

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